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Améliorer la protection des réfugiés en la gérant plus efficacement

Le désordre et la tragédie intrinsèquement liés aux flux massifs et spontanés de réfugiés ne sont pas inévitables. Nous avons besoin d’un régime de protection activement géré. Une contribution au débat d’openGlobalRights sur les réfugiés. English, Español

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Pour reprendre un terme employé couramment dans le monde du football américain aux États-Unis et du rugby en Grande-Bretagne, le système mondial de protection des réfugiés ressemble à une « ligne de défense en ordre dispersé »  depuis l’été dernier. En Europe, les lignes de défense compactes et bien organisées mises en place par les gouvernements, tant sur le plan théorique que concret, se sont effondrées dans les mois récents. Les acteurs ont montré peu de signes évidents révélant une volonté de travailler en équipe. Certains ont continué à jouer de manière offensive alors que d’autres ont abandonné leurs anciennes tactiques et sont devenus très « ouverts ». En voyant que les joueurs défensifs étaient dispersés, les réfugiés (ainsi que les autres migrants) se sont rués entre les lignes.

Dans un certain sens, c’est une raison de se réjouir pour ceux d’entre nous qui pensent depuis longtemps que le niveau de protection des réfugiés de la part des gouvernements occidentaux est inadéquat. Les scènes de chaos aux frontières européennes ne doivent cependant pas nous faire oublier les drames qui ont jalonné le parcours des dizaines de milliers de personnes qui ont besoin de sécurité. Pour une fois, les pays développés n’ont pas complètement tourné le dos aux réfugiés.

Mais il y a un moment où les réponses d’urgence à court terme doivent se transformer en plan stratégique à long terme. C’est particulièrement vrai devant le nombre de réfugiés dans le monde qui approche un niveau record et qui va probablement rester élevé dans le futur proche. Espérer que le problème va se régler de lui-même n’est pas une option envisageable. La faillite de l’ancien système doit déboucher sur un nouveau système alliant une plus grande générosité dans l’acceptation des réfugiés (en particulier de la part des pays développés) et une amélioration de la gestion des flux de réfugiés (en particulier pour réduire les mouvements désordonnés aux frontières).