
A migrant who drowned crossing the Mediterranean in April is unloaded in Malta. Christian Mangion/Demotix. All Rights Reserved.
Mise à jour : Cette lettre a reçu le soutien d’universitaires à travers le monde issus non seulement du domaine des migrations et de l’esclavage, mais aussi d’autres spécialités comme le droit, l’histoire et la philosophie, ainsi que l’appui d’autres secteurs de la société civile. Le 17 juin nous avons reçu 394 signatures supplémentaires. Pour ajouter votre nom à la liste des signataires, nous vous remercions d’envoyer un courriel ayant pour sujet le mot « SIGN » et incluant votre nom et celui de votre institution à beyond.slavery@opendemocracy.net.
Pour faire face au nombre effroyable de vies perdues parmi les migrants qui traversent la Méditerranée sur des embarcations de fortune, les leaders politiques de l’Union européenne ont annoncé qu’ils utiliseront la force afin d’écraser les prétendus « réseaux » opérant en Libye et chargés d’orchestrer ces traversées périlleuses. De quelle manière procèderont-ils ? Le 11 mai, Federica Mogherini, haute représentante de l’UE pour les affaires étrangères, a déclaré : « Personne ne songe à des bombardements. Je parle d’une opération navale. » Cependant, deux jours plus tard, le journal anglais, The Guardian, expliquait que la copie d’un document stratégique relatif à une mission européenne en mer Méditerranée et dans les eaux territoriales libyennes proposait une campagne aérienne et navale. Ce document soulignait que cette opération causerait des « dommages collatéraux ». En d’autres termes, des adultes et des enfants qui embarqueraient sur les navires visés pourraient être tués. Avec ou sans bombardement, ce type de « dommages collatéraux » est une conséquence bien connue des mesures employées par l’UE pour faire reculer, dissuader ou détourner les migrants, y compris les demandeurs d’asile.