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Démontrer la réalité du changement : la valeur de la plausibilité stratégique dans l’évaluation

En se focalisant sur la plausibilité stratégique, il est possible de répondre au besoin de responsabilisation tout en favorisant également l’apprentissage. Une contribution au débat d’openGlobalRights sur l'évaluation et les droits de l’homme. English

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Le travail dans le domaine de la défense des droits de l’homme couvre une grande diversité d’interventions, et les approches d’évaluation vont varier selon le type de travail évalué. Certaines formes du travail réalisé dans le domaine de la défense des droits de l’homme peuvent se traduire par des interventions à même de faire l’objet d’un suivi spécifique qui rendrait opportune une approche comme celle de la gestion axée sur les résultats. Mais, le plus souvent, la défense des droits de l’homme (comme c’est le cas pour un grand nombre des actions de sensibilisation menées dans un environnement social et politique complexe) ne se traduit pas par des résultats explicites facilement quantifiables dont on peut aisément identifier les facteurs de causalité.

Comme d’autres intervenants l’ont suggéré dans ce débat, se baser sur les résultats est un point de départ problématique pour essayer de comprendre le changement social. Les processus du changement sont compliqués et imprévisibles. Dans la myriade d’acteurs et de facteurs influençant les processus politiques, le rôle d’une ONG, même parmi les plus grandes et les plus actives, a de grandes chances d’être relativement mineur. Dans ce type de contexte, le risque est que l’exigence de résultats prévisibles et quantifiables puisse déboucher sur la déformation de la réalité.

Cette exigence peut également imposer et pervertir les priorités, comme le résume une citation d’un défenseur des droits de l’homme dans un rapport  se penchant sur les approches de suivi et d’évaluation de trois organisations de défense des droits de l’homme :