Jim Hathaway dépeint une réalité dévastatrice des violations des droits humains qui résulte du système de réponse actuel pour les réfugiés. Il compare cette réalité avec la vision qui avait prévalu lors de la mise en place de la Convention relative au statut des réfugiés : un monde où les réfugiés « mènent une vie indépendante », où ils peuvent travailler et nourrir leur famille car ils sont « intégrés dans le système économique » de leur pays d’asile.
Sa conclusion, comme quoi nous avons échoué à rendre la Convention relative au statut des réfugiés réellement opérationnelle, est quasiment irréfutable. Il pose ensuite la question suivante : « qu’est-ce qui n’a pas fonctionné ? »
Cette question est essentielle. Alors que Hathaway donne un certain nombre de réponses, je crois que l’exclusion d’un ensemble d’acteurs clefs (ceux qui ont la capacité et la volonté de demander des comptes à leur gouvernement en matière de droits humains) a conduit à ce fossé énorme entre la vision portée par la Convention et la réalité de la vie des réfugiés aujourd’hui.