Le rapport de Rosa Kornfeld-Matte sur ses activités en tant qu’experte indépendante de l’ONU sur les droits des personnes âgées était instructif tout en restant factuel. La dure réalité est que les personnes âgées figurent au rang des personnes les plus démunies dans les pays les plus pauvres du monde. En effet, le Secrétaire général de l’ONU a écrit :
« Nombre de personnes âgées doivent braver, au quotidien, des problèmes qui entravent l’exercice de leurs droits de l’homme. Parmi les difficultés les plus graves, on peut citer l’absence de domicile fixe, la malnutrition, les maladies chroniques non traitées, l’accès restreint à l’eau potable et à l’assainissement, le coût prohibitif des médicaments et des traitements ou encore l’insécurité́ financière. »
L’ancien haut commissaire de l’ONU aux droits de l’homme, Navi Pillay, a dénoncé « la réponse limitée et fragmentée » des États devant la gravité de la situation dans laquelle se trouvent les personnes âgées. Elle a insisté sur le fait que des mesures spécifiques visant à renforcer le régime international de protection des personnes âgées sont nécessaires « sans plus attendre », rappelant ainsi l’urgence de la situation.