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La clef pour le succès de la CPI : élargir la portée de la justice internationale

Les arguments juridiques techniques sont insuffisants pour répondre au désenchantement grandissant concernant la CPI. Davantage doit être fait pour élargir la portée de la justice internationale et atteindre les puissants. Une contribution au débat sur la CPI d’openGlobalRights. English, Español

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La tempête qui s’est déclenchée cet été, lorsque le gouvernement sud-africain est allé à l’encontre de l’ordonnance de la Cour l’enjoignant d’arrêter Omar Al-Béchir qui a été inculpé par la Cour pénale internationale (CPI), mettant ainsi au grand jour le casse-tête qui a tourmenté le mouvement en faveur de la justice internationale depuis son origine : comment rendre la justice en toute impartialité pour les crimes graves dans un monde marqué par l’inégalité des pouvoirs ? 

Dans les mois qui viennent de s’écouler, j’ai eu le privilège de prendre part à des discussions passionnées sur la CPI à Johannesburg, à Rio de Janeiro, et à Jérusalem. Un grand nombre des défenseurs des droits, qui avaient soutenu la création de la CPI, sont troublés par tous ceux qui échappent à son emprise. Comme plusieurs l’affirment sans détour : « Pourquoi la CPI a-t-elle accusé Béchir, et d’autres dirigeants africains, sans faire de même avec les hauts responsables des pays du Nord comme [l’ancien président américain George W.] Bush et [l’ancien Premier ministre britannique Tony] Blair, » pour les crimes commis lors de la guerre en Irak et de la « guerre mondiale contre le terrorisme » ?

Alors que cette question peut paraître farfelue à Washington ou à Londres, elle est considérée comme relevant du bon sens dans de nombreuses autres capitales.