Skip to content

Le droit international et le soutien public aux États-Unis pour les frappes de drones

Pour ce qui est de l’opinion publique sur les frappes de drones, l’ONU et les ONG pourraient avoir plus d’influence que ce que nous pensons. Une contribution au débat d’openGlobalRights sur l’opinion publique et les droits de l'homme. English, Español, العربية

Published:

L’utilisation de véhicules aériens sans équipage, connus également sous le nom de drones, dans les opérations antiterroristes des États-Unis est devenue « un élément clef de la politique étrangère du gouvernement ». Fin 2014, les États-Unis ont franchi une étape en menant leur cinq centième frappe de drone ciblant des personnes soupçonnées de terrorisme au Pakistan, au Yémen et en Somalie.

Cette tendance à s’appuyer de plus en plus sur les drones pour cibler les militants a entraîné une condamnation générale dans le monde. C’est également devenu le sujet d’une controverse considérable aux États-Unis. Les débats récents ont principalement tourné autour de deux types de questions : 1) l’efficacité des drones pour éliminer les menaces terroristes; et 2) la légitimité des frappes dans le cadre du droit international. Les partisans locaux font remarquer que les drones sont efficaces pour affaiblir les réseaux terroristes tout en étant en accord avec les principes légaux d’auto-défense et de nécessité militaire. Les critiques répondent que les attaques engendrent des protestations créant plus de terroristes que ce qu’ils en éliminent et constituent une violation fondamentale du droit international et de la souveraineté des autres pays, tout en blessant un grand nombre de civils. Les détracteurs ainsi que les défenseurs ont cherché à influencer directement le public américain en mettant ces arguments sur la place publique.