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Les villes: nouvelles gardiennes des droits de l’homme

En surveillant la situation des droits de l’homme dans les pays, les mécanismes de l’ONU relatifs aux droits de l’homme impliquent principalement les gouvernements. Les autorités municipales sont trop souvent négligées en dépit du rôle essentiel qu’elles jouent dans la réalisation du droit au loge

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En octobre 2014, sur invitation des organisations de la société civile, j’ai visité la ville de Détroit avec le Rapporteur Spécial des Nations Unies sur le droit à l’eau et à l’assainissement. Nous avons rencontré des gens dont l’eau avait été coupée et de nombreuses autres personnes qui avaient des difficultés à payer des factures élevées pour éviter de perdre leur accès à l’eau. La ville de Détroit qui se relevait de la faillite, et était encore très fortement endettée, avait cessé de fournir de l’eau aux personnes qui ne pouvaient pas payer leurs factures.

Le droit à l’eau potable et à l’assainissement, ainsi que le droit à un logement décent, sont inscrits dans l’Article 25 de la Déclaration universelle des droits de l’homme. La visite à Détroit soulignait pour moi l’importance des autorités locales dans la protection de ces droits. Mais dans quelle mesure les autorités urbaines sont-elle impliquées dans les discussions sur les droits de l’homme ? Et comment ces autorités locales peuvent-elles se voir plus souvent demander des comptes lorsqu’elles ignorent ces droits ? J’ai examiné ces questions dans un rapport présenté au Conseil des droits de l’homme à Genève ce mois-ci.

Au cours des dernières décennies, certaines initiatives ont commencé à impliquer les autorités locales et municipales dans les questions relatives au droit au logement, en particulier par le biais des concepts de « ville des droits de l’homme » et de « droit à la ville ». Au cours des dernières décennies, certaines initiatives ont commencé à impliquer les autorités locales et municipales dans les questions relatives au droit au logement, en particulier par le biais des concepts de « ville des droits de l’homme » et de « droit à la ville ». Ces efforts font suite à la reconnaissance que les autorités locales ont des responsabilités essentielles, non seulement pour prévenir les expulsions forcées, mais également pour prendre des mesures positives afin de garantir le droit au logement décent : le développement des infrastructures, l’aménagement du territoire, l’amélioration des quartiers insalubres, et ainsi de suite.