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L’internationalisation va au-delà du simple fait de mener des actions de plaidoyer

Alors que les ONG créent des marques mondiales plutôt qu’une « société civile globalisée », l’internationalisation va au-delà de la défense des droits de l’homme. Une contribution au débat d’openGlobalRights sur « l'internationalisation des ONG des droits de l'homme : pourquoi, comment, et à quel

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Le débat actuel de openGlobalRights sur l’internationalisation des ONG de défense des droits de l’homme passe à côté d’un point fondamental : les ONG « internationales » sont également la somme d’organisations individuelles obéissant à des lois nationales différentes et qui sont plus ou moins connectées l’une à l’autre via des accords d’exploitation de la marque et de l’identité de l’organisation.

Au sein de cette  coalition transnationale d’ONG, le droit de parler au nom du groupe est inégalement réparti. Certains bureaux nationaux et certains individus le peuvent, alors que d’autres ne le peuvent pas. Cette inégalité suggère que nous devons faire attention à la diversité qui se cache derrière les entités organisationnelles individuelles qui constituent en fait un réseau d’ONG internationales dont tous les membres utilisent le même nom et les mêmes règles opérationnelles.

Qui, par exemple, est autorisé à parler au nom d’Amnesty International ou de Human Rights Watch (HRW) ? Tous les bureaux nationaux (ou comités pour HRW) ont-ils un droit de parole équivalent ? Réglementer le droit de représenter une ONG pose également le problème d’utilisation et de licence de marque par les différents bureaux nationaux afin de définir et dominer l’identité organisationnelle.